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28 novembre 2008 5 28 /11 /novembre /2008 19:46

Réflexion sur la gauche, son avenir et la crise.

La crise du capitalisme financier éclate sous nos yeux. L’économie basée essentiellement sur la croissance des biens de consommation, va générer son cortège de misères, de chômage et d’exclusion et les peuples subissent sans espoir de voir naitre un autre modèle de société.

La gauche telle qu’elle est aujourd’hui, n’apparaît pas comme une force capable d’apporter une alternative, et semble incapable de s’opposer efficacement à la droite, qui lui emprunte d’ailleurs l’essentiel de son discours et des mesures, sur l’intervention de l’état, la relance et la croissance.

Le modèle social démocrate ne démontre pas non plus, une capacité à transformer ce capitalisme et son système de production, l’exemple d’une cohabitation gouvernementale avec la droite dans nombre de pays d’Europe ne fait que renforcer un peu plus cette incapacité à produire un projet de société alternative.

La gauche ne doit elle pas tourner la page du capitalisme et du libre échange.

En laissant la droite soigner le malade, en y mettant  quelques greffes pour l’aider à survivre, la gauche n’a-t-elle pas à saisir cette crise pour refonder son mode de pensée et de projet

Pour la gauche, placer l’homme au centre de la réflexion, doit être le sujet principal. Or, le système  économique en vigueur fait de l’homme et de la planète, un accessoire d’ajustement à la contrainte économique. Le grand chantier de la gauche n’est il pas là ! Remettre en cause l’accessoire pour en faire le sujet principal.

Transformer le système et le contenu de la production pour redonner place à l’humain et éviter la catastrophe écologique, devient vital  et permettra à la gauche de soutenir un projet alternatif sans doute teinté d’utopie, mais capable par son contenu d’entrainer une volonté de changement.

Agir pour l’économie équitable d'échange

Le terme d’économie de marché doit être remis en cause par la gauche pour soutenir le principe essentiel d’une économie au service de l’épanouissement des besoins humains, intellectuels, sociaux et matériels.

Une économie régulée, pour être équitable.

Par l’application de règles sociales, environnementales, sanitaires et fiscales permettant une « économie d'échange équitable ouverte ».

Retrouver l’internationalisme valeur essentielle d’un projet de gauche.

Ce projet de gauche serait pure utopie à l’époque de la mondialisation s’il devait être porté par la seule gauche française. La nécessité d’entrainer la gauche européenne dans ce sens apparaît comme une évidence et une condition pour redonner à la gauche en général sa dimension internationaliste et humaniste.

La gauche doit aussi porter l’exigence d’une régulation mondiale aux travers d’institutions indiscutable, reconnues par tous. (Finance, le commerce, la sécurité, l’environnement).

Retrouver de l’audace, de la conviction pour mener la bataille des idées.

La gauche existera en mettant fin à sa résignation, en bousculant les conformismes, les sectarismes et les opportunismes de comportement à géométrie variable, sous prétexte de pragmatisme ou électoralisme.

 

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11 novembre 2008 2 11 /11 /novembre /2008 21:40

Un 11 novembre pas comme les autres.

Comme chaque année, je me suis rendu aux monuments aux morts pour faire vivre le devoir de mémoire, 90 ans après cette tragédie humaine. Je m’interroge alors. Est-ce juste qu’il n’y ait pas de cérémonies sous l'Arc de Triomphe, pas de prises d'armes? Le décès du dernier poilu en début d'année fait qu’il n’y a plus d'acteur de la Grande Guerre à honorer. Les combattants de 39-45, d’Indochine ou d’Algérie, tomberont’ ils aussi dans l’oubli, lorsque le dernier survivant ne sera plus?

On parlera peut être désormais moins des grandes guerres mondiales, de ses glorieux soldats, mais de la grande crise économique de 2007-2008-2009….

La troisième guerre mondiale, économique cette fois-ci, est là.

Les victimes sont déjà connues, les pauvres de la planète, par centaines de millions ; ils ne meurent pas écrasés par des tapis d'obus et de bombes comme à Verdun, mais privés de nourriture, d'eau potable et de soins sont jetés sur les routes. Les plus vulnérables des pays développés. Ils sont des millions surendettés, privés de cartes de crédit et de logements aux Etats-Unis. Ils survivent grâce à la charité populaire. Ceux qui ont perdu leur emploi, plus de 500 000 pour les mois de septembre et d'octobre 2008, avec des allocations chômage permettant juste de maintenir la tête hors de l'eau pour trois mois, attendent la prise de fonctions de Barack Obama le 20 janvier prochain, en espérant.

L’Europe et la France ne sont qu’au début d’une crise qui va voir s’affronter plusieurs continents.

En matière de plan de relance, les Etats-Unis n’ont pas seuls la main. La Chine vient d’annoncer un plan de 450 milliards d'euros d’investissement, sous forme de grands travaux, mais aussi de politiques sociales. En stimulant leur demande intérieure, elle veut réduire sa dépendance, vis-à-vis de ses exportations et vise une croissance de 7% en 2009.

En Europe, les 27 pays européens ne sont d'accord que sur des mesures techniques, redéfinition du rôle du FMI, régulation des agences de notation, code de conduite sur les prises de risque dans la finance, révision des normes comptables, utile sans doute. Mais quel effet sur l’économie réelle, alors que la récession est annoncée avec un recul de la croissance en Europe de moins 0,5%, aucun plan de relance.

L'Europe prétendument unie, incapable de parler d’une seule voix, 

Risque de perdre beaucoup dans cette crise. La Chine, avec une population supérieure à l'Union européenne, les Etats-Unis, l'Amérique du Sud réunis, la Russie, parlent chacune d'une seule voix et ne compte visiblement sur personne pour échapper à la dépression économique qui menace notre continent.

Les horreurs des 2 guerres précédentes doivent nous faire comprendre que le monde ne vivra en paix que s’il s’affranchit de la misère et de l’exclusion d’une partie de l’humanité.

 

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6 novembre 2008 4 06 /11 /novembre /2008 01:22

Formidablement bien élu, Barack Obama à un capital politique considérable.

Barack Obama à réveiller les esprits et incarne une nouvelle forme du rêve américain, après avoir mis KO son adversaire. Le 4 novembre au soir, les états unis se rassemble le peuple américain a connu une émotion aussi marquante que pour moi, le 10 Mai 1981 en France.

Avec une participation exceptionnelle et une victoire sans appel. Obama a conquis les électeurs très au-delà du camp démocrate, la force du nouveau président, a été sa capacité à transformer un sujet polémique, sa couleur de peau, en une force de consensus.

Les Américains ont ouvert une page de leur histoire et une leçon au monde, cette Amérique ouverte sur les cultures doit demain nous inspirer, les partis politiques Français encore si frileux à accepter les diversités dans la classe politique viennent de prendre un sacré coup de vieux.

Il reste à Obama, le plus difficile, changer l’Amérique, la rendre plus soucieuse de l’environnement, plus sociale et désireuse de réguler le capitalisme, plus respectueuse du droit international, et contribuer à la paix dans le monde.

Obama, à la compétence, les moyens institutionnels avec une majorité au sénat et à la chambre des députés pour relever ce défi, mais le chemin sera difficile compte tenu de la crise économique et financière. Président des états unis, il sera contraint de préserver les intérêts de son pays et sur ce point les divergences avec le reste du monde risques d’apparaître rapidement.

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14 janvier 2008 1 14 /01 /janvier /2008 02:10

Europe : Le Parti socialiste est il encore crédible ?

Il s’est  engagé à quatre reprises pour que l’adoption d’un traité impliquant des abandons de souveraineté se fasse exclusivement par référendum.

Pour cela : Il n’y a qu’un seul moyen de forcer Nicolas Sarkozy à organiser un référendum, c’est d’aller au Congrès de Versailles et de voter contre la modification de la Constitution qui permettra la ratification par voie parlementaire.

Boycotter Versailles, c’est  de facto accepter qu’il n’y ait pas de référendum.

Ne pas se déplacer à Versailles pour le Congrès serait donc une erreur, pour les socialistes ? En agissant ainsi, les députés privent le peuple de sa souveraineté.

Je suis affligé. On ne peut pas dire dans le même temps qu’on veut un référendum et adopter une attitude qui, de facto, laissera les mains libres à Sarkozy. Où est la cohérence ?

L’heure n’est plus aux renoncements, aux habiletés, à la confusion, voire à la duplicité.

Les divisions fratricides entre les partisans du oui et ceux du non, au sein du PS se sont atténués dans la mesure ou notre candidate à la Présidentielle avait pris l’engagement de rester ferme sur l’exigence d’un nouveau référendum.

Or, cet engagement n’est pas tenu.  

Nicolas Sarkozy a déploré la position officielle du PS. "L'Europe mérite mieux qu'une abstention. L'Europe, ce n'est pas l'affaire de la droite contre la gauche", a déclaré le chef de l'Etat.

 Je suis d’accord avec lui, les socialistes doivent voter non à la révision constitutionnelle et ne pas boycotter, pour l’obliger à un référendum.

L’Europe c’est effectivement l’affaire de tous les français, Mr Le Président, un nouveau débat sur cette question n’a rien de superflu, car je crois qui faut faire avancer encore un peu plus l’Europe, et le faire avec l’appui de nos concitoyens.


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9 janvier 2008 3 09 /01 /janvier /2008 19:02
Laïcité : l'approche sarkozyenne

Le discours du président de la République au Vatican révèle un parti pris idéologique au service du religieux

C'est une véritable régression dans la manière de concevoir la laïcité que Nicolas Sarkozy vient de nous proposer dans son discours de Rome, sous prétexte de nous en offrir une version positive et moderne. Cela tient à ce que sa réflexion implique à la fois un contresens théorique, une ignorance historique et un parti pris idéologique difficilement acceptables. Le contresens, d'abord. La laïcité, telle que la France la revendique depuis la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, ne se définit pas positivement par une ouverture de principe aux croyances religieuses. Elle consiste bien plutôt dans un retrait ou une abstention qui fait devoir à la République de ne pas porter atteinte à la liberté de conscience et de culte et, par conséquent, de n'en reconnaître ou de n'en soutenir aucun en particulier. Elle garantit ainsi, à l'encontre du prosélytisme religieux, la liberté absolue d'être sans religion.

Si la laïcité a un sens positif, ce n'est pas celui que lui prête notre président. Elle a pour fonction non de libérer les croyances, c'est-à-dire de les favoriser, mais de libérer des croyances instituées que les différentes églises ont toujours, peu ou prou, voulu imposer. Appuyée sur la raison, elle doit former l'esprit critique et le libre jugement de chacun, de façon à ce qu'il prenne ses distances avec tous les contenus de pensée religieux qui prétendent se soustraire au débat rationnel et fonder leur légitimité sur une source transcendante échappant à l'intelligence profane. Cette démarche n'interdit en rien que l'on retrouve et donc que l'on accepte les croyances religieuses, mais contrôlées par la raison humaine : des croyances qui ne s'opposent pas à ses acquis scientifiques et moraux, et débarrassées alors des emportements irrationnels qui les ont trop souvent caractérisées.

C'est ici que la prise de position de M. Sarkozy révèle une ignorance étonnante, si elle n'est pas feinte. L'identité progressiste de la France républicaine ne s'est pas construite avec l'héritage chrétien officiel mais, pour l'essentiel, contre lui. Laissons de côté le grave passif de l'Eglise catholique dans son rapport aux sciences : au nom d'une Révélation dogmatisée, elle s'est régulièrement opposée aux grandes théories scientifiques, comme celles de Galilée ou de Darwin, pour autant qu'elles mettaient en cause sa vision du monde et de l'homme.

Ne parlons que des grands bouleversements sociopolitiques qui font désormais consensus : la République elle-même, les droits de l'homme, l'égalité de l'homme et de la femme, les conquêtes sociales, la conception civile du mariage, la libération sexuelle et l'acceptation du droit à la différence dans ce domaine (comme l'homosexualité). Tout cela a été refusé et combattu par l'institution religieuse, avec virulence.

Une conception exigeante de la laïcité se doit de rappeler ces faits, et appeler à une vigilance constante, dans la tradition de la philosophie des Lumières, face aux menaces dont est porteuse toute foi quand elle n'est pas soumise à l'examen critique.

A la racine de l'approche sarkozyenne de la laïcité, qui rompt avec la tradition républicaine française, il y a un parti pris idéologique : l'idée que l'homme ne saurait se passer de la religion et du fondement qu'elle est censée apporter à ses choix moraux. Il rejoint ici clairement Benoît XVI qui, dans sa dernière encyclique, défend un scepticisme radical quant à la possibilité pour l'humanité d'améliorer sa condition historique sans le secours de la foi.

Toute l'histoire de l'humanité nous prouve que l'homme a su progresser sans l'aide des religions (même si elles ont pu aussi aider à ce processus) et qu'il n'a pas besoin de la référence à une transcendance pour savoir ce qu'il en est du Bien et du Mal : la raison humaine, compétence naturelle qui s'améliore au fil du temps, y suffit, et elle a même dû souvent se débarrasser des préjugés religieux pour exercer sa liberté. Vouloir enraciner la morale dans la religion, c'est faire dépendre les valeurs qui doivent réunir toute l'humanité de croyances particulières, souvent opposées entre elles et dont la pérennité est rien moins qu'assurée ; c'est s'exposer soi-même au relativisme et au nihilisme à l'instant même où on croit les combattre.

Une société réellement laïque ne trouvera donc dans les doctrines éthiques des différentes religions qu'un élément parmi d'autres de sa discussion sur les normes qui doivent régir notre vie collective et individuelle, sans leur conférer le moindre statut privilégié. Elle fera, par conséquent, du pouvoir humain de juger, partagé par tous, le fondement exclusif de ses prises de position morales : seul ce qui est universel peut décider de ce qui vaut universellement, par-delà les croyances ou les incroyances des uns et des autres.

Yvon Quiniou

Agrégé de philosophie,

membre du comité de rédaction de la revue " Actuel Marx "

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3 janvier 2008 4 03 /01 /janvier /2008 01:48

Au seuil de cette nouvelle année.

J'ai une pensée particulière pour ceux qui souffrent, qui sont dans la solitude, dans l'abandon, ou qui ont connu au cours de l'année 2007, des drames ou des épreuves.

Je vous souhaite que l'année 2008 vous apporte de l'espoir.

Un nouveau départ dans la vie.

Je souhaite à Petit Couronne, c'est-à-dire à nous tous, une ville plus
fraternelle ou chacun et chacune aura le sentiment, et même la certitude, qu'il doit pouvoir avancer, réussir.

J'attends que l'année 2008 soit une année de lutte contre la vie chère et du travail pour tous.

Qu’elle apporte aux bas salaires une hausse conséquente, une revalorisation des petites retraites car  beaucoup de personnes sont dans la difficulté.

Mais aussi pouvoir se soigner, se loger, faire réussir ses enfants à l'école, pouvoir préparer l'avenir, pouvoir accéder aussi à la culture, tout cela la France a les moyens de pouvoir l'apporter à chacun et à chacune. 

Notre ville doit continuer d’ y contribuer, sans augmenter les impôts locaux, taxes et tarifs au-delà de la hausse moyenne des salaires.


La mondialisation de l’économie fait que rien de ce qui se passe à l'autre bout de la planète nous est étranger.

Chaque événement a une incidence sur toutes les parties du globe.

C'est pourquoi nous devons ensemble maîtriser les fanatismes, les terrorismes, les attaques insupportables à l'environnement,  faire converger nos politiques et agir pour que les valeurs de protection de la personne humaine l'emportent partout et toujours sur les valeurs financières ou sur l'obscurantisme.

 

Meilleurs vœux pour 2008

 

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27 décembre 2007 4 27 /12 /décembre /2007 14:27
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24 décembre 2007 1 24 /12 /décembre /2007 19:28
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24 décembre 2007 1 24 /12 /décembre /2007 19:07

Nous ne laisserons que ceux accompagnés d'une idéntité.
Nous rappelons que la démocratie et la liberté d'expression pour laisser des messages s'accompagne du courage de s'identifier.

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24 décembre 2007 1 24 /12 /décembre /2007 11:23

Le débat sur la ratification, va s'ouvrir avec un vote du parlement et du sénat début Février 2008.
La préoccupation des citoyens européens aujourd'hui est ailleurs:

 Je trouve dommage qu'un  débat sur l'europe, n'est pas lieu à l'occasion de ce nouveau traité européen, car l'europe à besoin d'être mieux comprise, pour être mieux accepté, une consultation citoyenne n'ai pas de trop pour avancer.

Selon le dernier "Eurobaromètre" les Européens craignent le retour de l'inflation .

Alors que 27 % ont peur du chômage (contre 40 % il y a un an), ils sont 26 % à craindre un retour de l'inflation (contre 16 % il y a un an).

En France, même si la crainte du chômage reste plus élevée (38 %), elle a diminué (-13 %), et la peur de l'inflation se situe à 27 % (+6 %).

Le taux d'inflation dans la zone euro a atteint 3,1% en novembre contre 1,9% il y a un an.

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