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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 01:36
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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 16:14

aubry-hollande-meme-piece.jpg

L’ampleur de la mobilisation citoyenne de dimanche dernier a témoigné d’une formidable aspiration des citoyens aux débats politiques, encore faut il qu’il puisse y avoir un vrai débat.

Le débat entre les deux finalistes socialistes d’hier au soir a au moins démontré que le ou la candidate qui sera désigné par le vote de dimanche prochain sont bien les deux face d’une même pièce.  

 Les débats du premier tour ont mis en lumière avec la présence d’Arnaud Montebourg qu’il y a deux courants à gauche.

Le PS  ne propose que des solutions de corrections du système nèo-libérale, à aucun moment les deux candidats non mis en cause le partage de la richesse entre le travail et le capital, alors que depuis 20 ans, 10 points de cette richesse sont passés du travail au capital, une gauche forte et combative doit sur ce point être intraitable. Le front de gauche appel au débat public sur cette question avec le PS. Il ne suffit pas d'être de gauche il faut le démontrer dans les propositions.

Le vrai débat à gauche aura lieu à l’occasion du premier tour de la présidentielle en Avril 2012, avec Jean Luc Mélenchon candidat d’une gauche qui ne se résout pas à l’accompagnement du système, mais qui œuvre à sa transformation radicale. Une gauche qui ne se résigne pas à la domination des marchés, mais qui résiste et qui propose un autre chemin pour la France et pour l’Europe. Le PS n’a pas encore opéré cette révolution intellectuelle que nous appelons de nos vœux. Les débats que nous auront d’ici Avril 2012 avec lui permettrons de construire un rapport de forces favorable aux travailleurs et aux citoyens européens.

 

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 16:14

Le premier tour de la primaire socialiste, a permit de mettre au cœur du débat politique à gauche les projets défendus par Jean-Luc Mélenchon candidat du Front de gauche.

Les   positions du Front de gauche ont été désenclavées et  portés par d'autres", la percée d'Arnaud Montebourg (17,2 % des voix) et le score de Ségolène Royal ont démontrés que le peuple de gauche attend vraiment une autre politique à gauche.

Cette séquence politique est fascinante : elle a déplacé le curseur du côté du Front de gauche et en a fait un enjeu de la primaire. Si les socialistes n'en tiennent pas compte, c'est leur problème. Pendant qu’ils finissent de "régler leur problème de leadership". Le Front de gauche était dans les manifestations du Mardi 11 Octobre à Rouen, contre l’austérité mis en œuvre par le gouvernement. Ce qui est clair, c'est que le PS, dans la manifestation, il n'y en avait pas!"

Face à la droite, il y a une autre gauche que celle qu'incarne le PS avec Martine Aubry ou François Hollande ? Les attaques de l’UMP ou de Sarkozy vis-à-vis des idées défendues par Montebourg prouvent qu’ils craignent avant tout cette gauche là ; celle qui défend un  Protectionnisme européen, basé sur le social et l’écologie, celle qui veut une mise sous tutelle des banques, celle qui veut une VIe République, qui redonne de la démocratie à nos institutions: trois thèmes, sur lesquels nous avons des engagements. La candidature de  Jean Luc Mélenchon  soutenue par le Front de Gauche  le 22 avril 2012, sera la seule vraie primaire à gauche. Si vous avez aimé Montebourg au primaire socialiste ? Vous allez pouvoir compter sur Jean Luc Mélenchon à la présidentielle !, pour défendre ces idées.

A Petit Couronne, le résultat de la primaire socialiste permet d’observer une participation plutôt faible par rapport au national, si la propagande du PS local et du Maire était uniquement faite pour M Aubry, nous constatons qu’elle n’obtient que 213 voies (39%) juste devant Hollande (36%). Le score Montebourg-Royal cumulant 18%

Résultats vote petit couronne

Votants

AUBRY

HOLLANDE

VALLS

MONTEBOURG

ROYAL

BALYET

MAUPASSANT

296

115

106

6

38

18

0

RPA

159

59

60

12

21

6

1

LOUISE MICHEL

94

39

33

8

8

6

0

TOTAL

549

213

199

26

67

30

1

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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 12:10

La véritable primaire à gauche sera le 22 avril 2012 au premier tour de la présidentielle.

 Le Parti Socialiste peut se félicité de ce beau résultat de la mobilisation citoyenne. Sur les dix-sept millions d’électeurs de gauche du deuxième tour de l’élection présidentielle de 2007, il est parvenu à en rassembler plus deux millions et demi pour choisir son candidat.

Les votes ont placé en tête les deux candidats du programme officiel du Parti socialiste. Hollande et Aubry. Leurs nuances ont été trop faibles pour qu’ils soient clairement départagés, sur leur programme. La percée spectaculaire d’Arnaud Montebourg et des idées de rupture qu’il porte dans des termes souvent identiques à ceux du Front de Gauche. Me semble un signe intéressant de l’attente d’une grande partie du peuple de gauche.

Je forme le vœu qu’il n’en diminue pas la signification et la portée et qu’il n’accepte aucun marchandage ni arrangement de circonstances pour le deuxième tour. Mais quoiqu’il en soit, le Front de gauche aura son candidat au premier tour de l’élection présidentielle Jean Luc Mélenchon qui portera avec le programme « l’humain d’abord » le projet de la sixième république, de la planification écologique, de la bataille pour juguler la finance et en finir avec le système de l’Europe du laisser faire. La vraie primaire à gauche sera le 22 avril 2012, le vote utile à gauche sera celui du candidat Front de Gauche.

 

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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 19:47
Communiqué de J L Mélenchon et du Parti de Gauche

Pour la deuxième fois depuis 2008, le gouvernement français vole au secours des banquiers pyromanes de Dexia en s'apprêtant à garantir  les milliards d'actifs pourris qu'ils ont accumulés.

Un sauvetage irresponsable sur le dos du contribuable. C'est une incitation au vice pour tous les banquiers voyous. Je suis consterné de voir qu'il est d'ailleurs salué par une envolée des bourses tout aussi irrationnelle que les chutes des derniers jours. C'est au contraire aux actionnaires majoritairement privés de Dexia de payer les conséquences de leur voracité.

Nicolas Sarkozy et son gouvernement n'ont tiré aucune leçon de la crise de 2008 lors de laquelle ils avaient déjà renfloué la banque Dexia sans aucune contrepartie. La droite a laissé Dexia plomber les comptes des collectivités locales avec des crédits toxiques, compromettant ainsi le principal moteur de l'investissement public en France.

L'affaire Dexia démontre la nécessité urgente de constituer en France un pôle financier public comme le propose le Front de Gauche. Le financement du développement et de l'investissement local sont des choses trop sérieuses pour être confiées à la cupidité des banquiers privés. Nous n'en serions pas là si la Caisse d'aide à l'équipement des collectivités locales puis le Crédit local de France, ancêtres de Dexia, n'avaient pas été privatisés.

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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 23:42

 

Le Sénat est passé à gauche. Je ne vais pas bouder mon plaisir. Enfin ! C'est la première fois de la Vème République que ça arrive et je ne vais pas bouder mon plaisir.

Bien sûr, se pose la question immédiatement derrière "pourquoi faire ?" Le Sénat est une anomalie démocratique. Il ne représente pas le peuple, ce qui est déjà un paradoxe en démocratie mais est censé représenter les collectivités locales. Or, celles-ci sont majoritairement de gauche depuis de nombreuses années, 60% des Français ont un maire de gauche, et pourtant le Sénat est resté invariablement de droite jusqu'à tout récemment. On a souvent parlé de l'Assemblée nationale comme une simple chambre d'enregistrement (sous entendu des décisions gouvernementales). Le Sénat quant à lui est une chambre de blocage !

Très bien : alors bloquons. Plus aucune réforme anti sociale de la droite jusqu'à l'élection présidentielle ne doit passer ! C'est tout à fait possible. Ce serait tout à fait possible, devrais-je dire. Mais le PS a déjà annoncé par son président au Sénat qu'il n'y aurait pas d'obstruction. Voilà qui ne donne pas vraiment envie d'aller voter à leurs primaires.

Pourquoi ? je n’irai pas voter à la primaire socialiste.  

Le programme des socialistes, il n'aura échappé à personne qu'il y a bien des points où il est contradictoire avec le programme "L'humain d'abord" que je défends avec le Front de Gauche, c'est une raison suffisante de ne pas aller choisir un candidat qui ne sera pas le mien.

D'autant que je me pose la question suivante : s'ils ont un programme, à quoi ça sert de faire choisir leur candidat par le peuple de gauche ? On vote sur quoi ? Le look ? L'accent ? Et s'ils ne sont pas d'accord, ça sert à quoi de faire un programme qu'ils ne respecteront pas pendant la campagne ?

Nous, au Front de Gauche, on a un programme partagé aves toutes les composantes du Front de Gauche. Et un candidat qui fera campagne sur ce programme. C'est beaucoup plus simple comme méthode, non ? C'est également beaucoup plus clair. On sait qui, on sait quoi, on sait comment.

Hors de question de s'aligner sur la volonté des marchés. Hors de question de s'incliner face aux recettes libérales du FMI. Hors de question de se laisser prendre en otage par "la dette" qui ne sert qu'à engraisser encore les spéculateurs sur le dos des peuples. Les sociaux démocrates peuvent bien remplacer la droite au pouvoir. S'ils font la même chose que ce qu'ils font en Grèce, en Espagne, au Portugal cela ne fera que le lit de l'extrême droite. La seule façon de voter utile, de vaincre à la fois la droite et l'extrême droite, d'être sûr de ne pas pratiquer de stériles recettes libérales pour nous guérir du mal libéral, c'est de voter Front de Gauche.

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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 22:53

Nationalisations: le débat à reculons des socialistes et l’offensive du Front de Gauche sur cette question.

L'embarras de la gauche face à la crise économique actuelle est clair, notamment les nationalisations, et, au-delà, le contrôle public, des grands secteurs de l’économie. Car la tourmente dans laquelle les banques sont prises, et notamment les banques françaises,  fait resurgir ce débat. Entre partisans de Martine Aubry et partisans de François Hollande, les fusils à tirer dans les coins sont même sortis.

Cette gêne socialiste vient de loin. C'est la conséquence de la plus spectaculaire des volte-face que la gauche ait commises au cours de ces trois dernières décennies. En 1981, les nationalisations sont en effet la mesure phare des 110 propositions du Parti socialiste, dans le prolongement du Programme commun, conclu avec le Parti communiste.. La loi du 13 février 1982 engage le plus vaste plan de nationalisations que la France ait connu depuis la Libération, touchant les fleurons de l'industrie (Thomson, Saint-Gobain,, Rhône-Poulenc, Pechiney-Ugine-Kuhlmann, Sacilor, Usinor), ou encore de la banque et de la finance (Paribas, Suez, CIC, Crédit du Nord, Crédit commercial de France, Banque Rothschild, Banque Worms, Banque La Hénin...).

Mais quelques années plus tard, brutal reniement. Dans une logique libérale, la gauche bafoue ses engagements et poursuit les privatisations initiées par la droite en 1986, elle privatise plus et plus vite que la droite ne l'avait fait jusque-là. De 1997 à 2002, le gouvernement de Lionel Jospin (dont Martine Aubry est l'une des figures éminentes), épaulé par le Parti socialiste (dont François Hollande est le premier secrétaire), privatise à marche forcée. France Télécom, qui devait rester à « 100% public » – Lionel Jospin s'y était engagé –, est ainsi offert aux appétits privés. Le ministre des finances, Laurent Fabius,  à quelques semaines de l'élection présidentielle, donne le coup d'envoi de l'une des privatisations les plus sulfureuses, celle des autoroutes. Et il préconise au même moment l'ouverture du capital d'un autre service public, celui d'EDF, Dominique Strauss-Kahn allant de son côté jusqu'à suggérer une véritable privatisation.

De cette folle dérive libérale, qui a contribué au retentissant échec lors de la présidentielle de 2002, on pouvait donc penser que la gauche socialiste avait désormais tiré le bilan.

 Le Front de gauche, dans le programme qu’il vient de dévoiler, préconise la création d'un « pôle financier public », mais en matière de nationalisation, il va bien au-delà en de nombreux domaines de l'économie.  « Nous défendons résolument le droit inaliénable à l'eau comme bien commun de l'humanité en engageant un processus d'appropriation sociale de la gestion de l'eau et de l'assainissement », est-il ainsi affirmé. Et plus loin : « Notre programme prévoit l'extension de la propriété publique par le développement des services publics. Il promeut de nouvelles appropriations sociales par la nationalisation de grands leviers de l'action économique, industrielle et financière. » c'est donc énergique.

Sous l'effet de la crise : le débat sur les nationalisations est de retour, ou à tout le moins, le débat sur le contrôle public. A une réserve près toutefois, et qui est de taille : deux des principaux candidats aux primaires socialistes, Martine Aubry et François Hollande, n'ont guère montré d'entrain pour y participer et pour faire entendre leurs propres suggestions. Dés lors l’offre de débats publics sur cette question faite par le front de gauche au parti socialiste prend tout son sens, pour éclairer le débat à gauche.

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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 23:54

Aux arbres, citoyens !

Après France télécom et début juillet un employé à Petit Couronne, 4 suicides depuis le mois de juin à l'ONF. 24 depuis 2005... Des chiffres qui font froid dans le dos.

Une politique irresponsable du gouvernement dans la gestion des forêts françaises. La surexploitation insensée de nos forêts mène inexorablement à l'abandon d'un patrimoine certes fragile, mais néanmoins indispensable au maintien de la biodiversité, de l'équilibre climatique et de la qualité de l'air.

La rentabilisation productiviste du secteur forestier semble être désormais le seul souci de nos dirigeants, conduisant à des baisses drastiques des effectifs et à terme, à la privatisation larvée de ce secteur. Ces objectifs provoquent un mal-être grandissant parmi les employés de l'ONF, malaise qui n'est évidemment pas étranger à cette vague de drames humains. Lorsque délibérément, on abat un poste sur cinq depuis 10 ans, et qu'on prévoit d'en supprimer 700 de plus à l'horizon 2016, comment s'étonner des réactions désespérées des travailleurs de la forêt devant la destruction programmée de leur milieu de travail ? Car on ne choisit pas par hasard d'être technicien-forestier. La passion induit l'orientation, ici plus qu'ailleurs.

Face à la réaction pour le moins désinvolte de la Ministre de l'environnement, le Parti de gauche se déclare solidaire des personnels durement touchés par les gestes irréversibles de leurs collègues.

Suicide d’un employé municipal à Petit Couronne: Le 8 juillet dernier  plus d’une centaine des personnels municipaux et d’habitants ont rendu hommage en réclamant des explications  et la lumière sur le suicide de Laurent Mille dans son atelier. (Voir notre communiqué sur ce blog début juillet). Le lieu de son suicide interroge, une enquête judiciaire permettra nous l’espérons de comprendre les raisons d’un tel acte. Une lettre contient-elle l’explication sur son geste ? Les syndicats ont signalé une ambiance tendue et un mal être  au travail exprimés par différents employés avec de nombreux arrêts de travail, comment s’étonner là aussi d’une réaction désespérée, lorsque l’absente d’écoute est ressentit comme du mépris. Nous constatons deux mois après le drame qu’aucune information du Maire au conseil municipal ou dans l’hebdo municipal diffusé quelques  jours après cet événement dramatique, n’a eu lieu.

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24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 15:45

Gigantesque transfert des fonds privés vers le public.

Un an de tergiversations et les dirigeants européens ont fini par admettre ce qu'ils refusaient jusque-là : la Grèce est insolvable. Et ni les plans d'austérité, ni les privatisations massives, ni la déflation généralisée ne pouvaient la sortir de cet état. Par peur de voir le pays exploser et la contagion gagner l'Italie et l'Espagne, les dirigeants européens ont accepté de donner du temps à la Grèce pour redresser son économie.

Un nouveau plan d'aide de 109 milliards d'euros, financé par l'Europe et le FMI, est prévu dans des conditions radicalement différentes. La durée des nouveaux comme des anciens prêts sera allongée pour être portée de sept ans et demi à quinze ans. Le taux sera réduit entre 3,5% et 4% – correspondant à la mutualisation des taux des autres pays européens prêteurs – contre près de 6% actuellement. Le Portugal et l'Irlande, qui eux aussi sont sous assistance financière européenne, bénéficieront des mêmes conditions.

En contrepartie de ce nouvel effort européen, l’exigence que les créanciers privés soient mis à contribution, reste assez flou.

Les créanciers privés auront donc le choix de leur « contribution volontaire » : L'institut de la finance internationale a déjà retenu l'option qui lui semblait préférable, elle privilégie pour les créanciers bancaires un échange des titres contre le rachat de nouvelles obligations à trente ans, garanties par les titres européens les mieux notés.

Ce qui revient à un transfert du risque du secteur privé vers le public.

Car c'est l'Europe qui se porte garante en dernier ressort. Il n'est pas sûr que la Grèce et l'Europe gagnent à ce change.

 Aucun des responsables européens ne donnait les mêmes chiffres sur le montant de la contribution des créanciers privés. N Sarkozy a évoqué des prêts de 135 milliards sur trente ans. S Berlusconi parlait lui de 130 milliards sur quinze ans. L'Institut de la finance internationale indiquait de son côté que les banques créancières de la Grèce apporteraient 135 milliards entre 2011 et 2020. Sur ces 135 milliards, 54 seraient versés d'ici à 2014, selon elle. 37 milliards d'euros viendraient d'une «contribution volontaire» des banques créancières, tandis que 12 milliards d'euros consisteraient en un rachat de dette sur le marché. A ce stade du processus, tout le monde avance dans le brouillard et pourrait déclencher des mouvements incontrôlés.

C'est le fonds de stabilité financière qui se retrouve au cœur de ce mécanisme de financement, d'aides et de garantie.

Donc au final les contribuables européens. L'avenir pourrait être moins réjouissant, en autorisant, le fonds à se porter acquéreur de dettes publiques sur le marché, les dirigeants européens risquent d'avoir mis en place un gigantesque transfert des risques et des dettes du privé vers le public, aux frais des contribuables.

La chancelière allemande a bien vu le danger et a tenté de le limiter: elle a imposé que tout rachat soit soumis à une analyse de la BCE et soit autorisé à l'unanimité des pays de la zone euro.

Mais les spéculateurs connaissent désormais le fonctionnement de l'Europe. Ils savent que la panique peut changer bien des choses, arracher bien des consentements. Savoir qu'il existe en face un fonds alimenté sans limite par les contribuables européens est une tentation irrésistible pour les banquiers et les financiers. Censé être un outil de solidarité et de mutualisation européennes, le fonds pourrait se voir transformer en gigantesque coffre recueillant tous les actifs publics risqués ou dévalués du système bancaire européen.  Le risque est d'autant plus fort qu'en dépit des apparences, peu d'efforts et aucune contrainte n'ont été imposés au système bancaire européen dans ce nouveau plan. A aucun moment, il n'a été évoqué de nouvelles réglementations, un encadrement de leur activité, même en cas de recapitalisation par des prêts européens. Une nouvelle fois, l'Europe utilise l'argent public pour mettre en place un déchargement des risques pris par le privé, sans contrepartie.

 

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21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 00:07

rege_dor

Pour Sarkozy, digne représentant des intérêts de l'Europe libérale, il fallait au plus vite rassurer les marchés et obéir aux diktats de la Commission européenne. Il n'était donc pas question que le Parlement termine ses travaux annuels sans que soit voté dans les mêmes termes par les deux assemblées, le projet de révision de la Constitution cherchant à inscrire dans le texte fondamental de la République française le principe d'équilibre budgétaire, qu'il faut traduire en langage UMP par poursuite des cadeaux fiscaux aux plus riches et réduction drastique de toutes les dépenses publiques. On a déjà vu les conséquences de cette politique avec la RGPP depuis 2007, la diminution de nombreux budgets et plus brutalement encore ces dernières semaines la réduction massive des moyens de l'hébergement d'urgence.

Pour que cette modification soit ratifiée, il faut que Nicolas Sarkozy convoque le Parlement en congrès à Versailles. Mais il n'est pas sûr d'obtenir la majorité des trois cinquième des suffrages exprimés nécessaires à la ratification. En effet la droite n'a pas cette majorité à elle seule si l'ensemble des parlementaires se réclamant de l'opposition vont à Versailles et votent contre.
Si Sarkozy convoque le congrès, pas un parlementaire de gauche ne doit être absent, tous doivent voter contre.

Plusieurs organisations syndicales, associatives et politiques ont décidé de lancer un appel commun pour appeler à rejeter cette constitutionnalisation de l'austérité.

Le Parti de Gauche est signataire de cet appel, faites-le circuler, faites le connaître, tout doit être fait pour empêcher ce vote.

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